Elles restent des cibles superbes pour tous les astrophotographes et elles ont déjà été publiées ici même dans le passé. Les revoici magnifiquement mises en valeur par Jean-Philippe avec une lunette Vixen de 102 mm à f/9, chacune en 60 poses de 5 minutes.
NGC6960 : photo Jean-Philippe Dos SantosNGC6992 : photo Jean-Philippe Dos Santos
Plus précisément, il s’agit du site de Meudon de l’Observatoire de Paris. Ce site, qui enregistre des images du Soleil depuis plus d’un siècle, nous a accueillis fin avril (près de 30 personnes) sous un ciel totalement dépourvu de nuages ! Idéal pour une démonstration live du spectrohéliographe. Un très grand merci aux personnes qui ont permis cette magnifique visite.
Arrivée sur site en début de matinée
Une partie du groupe devant la grande coupole
Fondé en 1876 à l’initiative de Jules Janssen, cet observatoire est entièrement dédié à l’astrophysique, discipline alors complètement nouvelle. Il va progressivement se doter d’instruments impressionnants et novateurs. Unissant ses forces à celles de l’Observatoire de Paris en 1926, il va garder sa spécificité scientifique. Il est toujours un site d’observation quotidienne du Soleil et continue d’accueillir le travail de nombreux astrophysiciens. 450 personnes travaillent sur ce site. https://observatoiredeparis.psl.eu/-histoire-du-site-de-meudon-.html
Le spectrohéliographe
Le coelostat
Miroir tournant du coelostat (1/2 vitesse solaire) et, en haut à droite, la lentille d’entrée du spectrographe
La grande coupole de 18 m qui abrite la grande lunette
La Grande Lunette possède une optique à deux objectifs de 83 et 62 cm d’ouverture et d’environ 16 m de focale. Elle est l’œuvre des frères Henry de l’Observatoire de Paris.
Nous avons aussi visité :
La table équatoriale
Le prototype de télescope gamma (exploite l’effet Tcherenkov)
La clichothèque solaire conserve une collection unique d’environ 100 000 observations solaires sur plaques de verre remontant à plus d’un siècle, depuis la fondation de l’observatoire par Jules Janssen.
Ces archives historiques, numérisées à des fins patrimoniales, sont accessibles en ligne via le portail BASS2000 (Service National de Distribution des Données Solaires).
C’est toujours une cible favorite tant cette galaxie, située dans la Grande Ourse, est belle. Et pourtant c’est un objet délicat à restituer en image car sa brillance de surface est faible. La voici imagée en LRGBHa par Hugues avec un C11 XLT équipé d’une caméra ASI294MM. Temps de pose total : 5h30.
Voici encore le fruit d’un beau travail de l’équipe « remote Chili » en acquérant près de 21 heures de données sur la lunette de 140 mm de l’observatoire SADR au Chili. Tous les détails peuvent être trouvés ici.
NGC 346 (en haut à droite de l’image) est un grand amas ouvert très actif situé dans le Petit Nuage de Magellan, une petite galaxie satellite de la Voie lactée. Il se trouve dans la direction de la constellation du Toucan (Tucana), à environ 210 000 années-lumière de la Terre. Cet objet est surtout connu car il s’agit d’une région de formation d’étoiles très intense, où naissent de nombreuses jeunes étoiles massives. Il est entouré de gaz et de poussières brillants qui alimentent cette activité.
NGC 330 (au centre de l’image) est un amas ouvert situé dans le Petit Nuage de Magellan (SMC), une petite galaxie satellite de la Voie lactée. Il se trouve dans la direction de la constellation du Toucan (Tucana), à environ 200 000 années-lumière de la Terre. C’est un amas relativement jeune, composé principalement d’étoiles bleues chaudes. Il est entouré d’un champ riche en étoiles, ce qui le rend intéressant pour l’étude de la formation stellaire dans les galaxies voisines.
NGC 292 (dont on voit une petite partie en bas à gauche de l’image) est un autre nom du Petit Nuage de Magellan (SMC), une petite galaxie satellite de la Voie lactée. C’est donc une galaxie irrégulière naine, visible dans le ciel austral, dans la direction de la constellation du Toucan (Tucana). Elle se trouve à environ 200 000 années-lumière de la Terre. Le Petit Nuage de Magellan contient de nombreuses régions de formation d’étoiles, des amas ouverts et des nébuleuses, ce qui en fait un objet très étudié en astronomie.