Visite fin avril de l’Observatoire de Meudon

Plus précisément, il s’agit du site de Meudon de l’Observatoire de Paris. Ce site, qui enregistre des images du Soleil depuis plus d’un siècle, nous a accueillis fin avril (près de 30 personnes) sous un ciel totalement dépourvu de nuages ! Idéal pour une démonstration live du spectrohéliographe. Un très grand merci aux personnes qui ont permis cette magnifique visite.

Arrivée sur site en début de matinée
Une partie du groupe devant la grande coupole

Fondé en 1876 à l’initiative de Jules Janssen, cet observatoire est entièrement dédié à l’astrophysique, discipline alors complètement nouvelle. Il va progressivement se doter d’instruments impressionnants et novateurs. Unissant ses forces à celles de l’Observatoire de Paris en 1926, il va garder sa spécificité scientifique. Il est toujours un site d’observation quotidienne du Soleil et continue d’accueillir le travail de nombreux astrophysiciens. 450 personnes travaillent sur ce site. https://observatoiredeparis.psl.eu/-histoire-du-site-de-meudon-.html

Le spectrohéliographe

Le coelostat
Miroir tournant du coelostat (1/2 vitesse solaire) et, en haut à droite, la lentille d’entrée du spectrographe

Débutant en 1909, la collection des spectrohéliogrammes de Meudon est la plus importante au monde. L’observation systématique du Soleil est une tâche de service de l’Observatoire de Paris.
https://observatoiredeparis.psl.eu/le-spectroheliographe-de.html
On peut accéder à toute la collection d’images ici : https://bass2000.obspm.fr/db_down.php

Le Soleil en direct !

La grande lunette

La grande coupole de 18 m qui abrite la grande lunette
La Grande Lunette possède une optique à deux objectifs de 83 et 62 cm d’ouverture et d’environ 16 m de focale. Elle est l’œuvre des frères Henry de l’Observatoire de Paris.

Nous avons aussi visité :

La table équatoriale
Le prototype de télescope gamma (exploite l’effet Tcherenkov)
La clichothèque solaire conserve une collection unique d’environ 100 000 observations solaires sur plaques de verre remontant à plus d’un siècle, depuis la fondation de l’observatoire par Jules Janssen. 
Ces archives historiques, numérisées à des fins patrimoniales, sont accessibles en ligne via le portail BASS2000 (Service National de Distribution des Données Solaires).

Voyage dans le Petit Nuage de Magellan

Voici encore le fruit d’un beau travail de l’équipe « remote Chili » en acquérant près de 21 heures de données sur la lunette de 140 mm de l’observatoire SADR au Chili. Tous les détails peuvent être trouvés ici.

Photo Emmanuel Valin, Hugues Talbot, Jean-Paul Quéau, Gaëtan Leroy, Thibault Ploix ; traitement Jean-Paul Quéau

NGC 346 (en haut à droite de l’image) est un grand amas ouvert très actif situé dans le Petit Nuage de Magellan, une petite galaxie satellite de la Voie lactée. Il se trouve dans la direction de la constellation du Toucan (Tucana), à environ 210 000 années-lumière de la Terre. Cet objet est surtout connu car il s’agit d’une région de formation d’étoiles très intense, où naissent de nombreuses jeunes étoiles massives. Il est entouré de gaz et de poussières brillants qui alimentent cette activité.

NGC 330 (au centre de l’image) est un amas ouvert situé dans le Petit Nuage de Magellan (SMC), une petite galaxie satellite de la Voie lactée. Il se trouve dans la direction de la constellation du Toucan (Tucana), à environ 200 000 années-lumière de la Terre. C’est un amas relativement jeune, composé principalement d’étoiles bleues chaudes. Il est entouré d’un champ riche en étoiles, ce qui le rend intéressant pour l’étude de la formation stellaire dans les galaxies voisines.

NGC 292 (dont on voit une petite partie en bas à gauche de l’image) est un autre nom du Petit Nuage de Magellan (SMC), une petite galaxie satellite de la Voie lactée. C’est donc une galaxie irrégulière naine, visible dans le ciel austral, dans la direction de la constellation du Toucan (Tucana). Elle se trouve à environ 200 000 années-lumière de la Terre. Le Petit Nuage de Magellan contient de nombreuses régions de formation d’étoiles, des amas ouverts et des nébuleuses, ce qui en fait un objet très étudié en astronomie.

M51, pour débuter la saison des galaxies

Nous sommes entrés dans la « saison des galaxies » ; commençons la par un grand classique toujours aussi spectaculaire et agréable à capturer, M51, la galaxie du tourbillon. Cette très belle galaxie spirale, située à environ 25 millions d’années-lumière dans la constellation des Chiens de Chasse, est en interaction gravitationnelle étroite avec la galaxie lenticulaire NGC5195. Les zones diffuses autour de cette paire de galaxie sont en fait des débris de marée, constitués d’étoiles, qui peuvent s’étendre jusqu’à 140000 années-lumière.
Le post de mars 2025 la montrait placée dans son environnement en grand champ. La voici capturée maintenant en gros plan par Hugues avec un C11 équipé d’un réducteur x0.7 et d’une caméra ASI1600MM. Cette prise a été effectuée en LRGBHa pour un total d’environ 5h30. Tous les détails ici.

Photo Hugues Talbot

IC443, la nébuleuse de la Méduse

IC443, appelée « nébuleuse de la Méduse », est un rémanent de supernova situé dans la constellation des Gémeaux, près de l’étoile brillante η Geminorum. Sa distance et son âge restent très incertains : elle serait située entre 2800 et 8000 années-lumière et daterait de 3000 à 30 000 ans.  Sa taille apparente dans le ciel dépasse celle de la Lune (50′ x 40′). 

 La nébuleuse interagit fortement avec des nuages de gaz environnants, influençant sa forme et son évolution. Dans certaines zones denses, l’expansion est ralentie (30 à 40 km/s), tandis que dans des régions moins denses, elle reste plus rapide (80 à 100 km/s). Enfin, une bande sombre visible correspond à un nuage de poussière qui atténue la lumière entre la nébuleuse et la Terre

Voici une image résultat d’environ 19h d’images avec des Seestars S30pro en filtre bibande (Pascal, Emmanuel, Laurent, Jean-Paul) prises courant mars 2026, Traitement : Pixinsight

Un des intérêts de cette image réside dans le fait qu’elle a été réalisée en cumulant les poses effectuées en mars par 4 membres (Pascal, Emmanuel, Laurent, Jean-Paul) avec des Seestar S30 Pro en filtre dual band, pour un total de 19 heures. Un beau traitement réalisé par Jean-Paul sous Pixinsight nous donne cette très belle image qui démontre ce que l’on peut obtenir avec les télescopes automatisés d’aujourd’hui.

Prises de vue Emmanuel Valin, Pascal Berteau, Jean-Paul Quéau, Laurent Couvet. Traitement Jean-Paul Quéau